L’enfant intérieur ou comment guérir notre propre histoire

La Santé Humaniste© : mettre du sens sur nos mots

Lorsque l’on vient me voir en consultation en Santé Humaniste, c’est pour soulager un symptôme physique ou un mal être plus général.

Je ne pose aucun diagnostic (c’est le rôle du médecin), je suis ce que la personne désire résoudre en elle : la maladie si elle est présente, le malaise psycho-émotionnel s’il existe.

Quand le corps le nécessite, je me dois de proposer à la personne de le soulager. Là je peux recommander des compléments alimentaires qui vont agir sur un ou plusieurs organes, pour relancer leur fonctionnement si besoin.

Lorsque la personne est prête et le souhaite, que le corps est physiologiquement en état, je peux proposer un accompagnement émotionnel. Cela me permet de remonter le fil de l’histoire, pour découvrir la cause émotionnelle du symptôme ou du mal être. En effet, en Santé Humaniste, on part du postulat suivant : le corps parle à notre place quand nous n’arrivons pas exprimer ce qui ne va pas/plus. A travers la maladie, « le mal a dit ».

Sur la base de la prise du pouls (pouls de Nogier), je suis alors à même de dire à la personne à quelle période de sa vie il s’est passé quelque chose avec tel membre de son entourage. Sans forcément que cet individu ait intentionnellement voulu lui faire du mal. Dans la relation avec le membre de la famille ou l’ami, c’est nous-même qui avons réagi, en refoulant des émotions (peur, tristesse, colère, frustration, etc.), en ne les exprimant pas.

Je propose alors à la personne, dans un travail de régression, d’aller contacter cette part d’elle-même qu’elle a été à cet instant T, pour comprendre et réparer ce qui s’est passé en elle, et avec le protagoniste identifié au pouls.

Les émotions non exprimées : conséquences directes sur notre état de santé

En Santé Humaniste on considère l’être humain sous quatre dimensions principales :

  • la dimension énergétique (nous sommes animés par l’énergie de vie, le Chi) ;
  • la dimension physique (les organes) ;
  • la dimension psycho-émotionnelle ;
  • et la dimension spirituelle.

L’Homme est donc un être qui a des émotions, des sentiments. Sa vie durant, il est confronté à des événements pouvant le rendre heureux ou malheureux, des épreuves parfois. Ainsi, tout ce qu’il vit a un impact sur la circulation de son Chi, son énergie vitale. Si cette énergie circule bien et partout, alors le corps est en bonne santé. Si cette énergie est bloquée, circule moins bien, alors elle a un impact sur nos cellules, notre corps physique.

Depuis les années 1980, il a été scientifiquement démontré que toutes les émotions vécues interfèrent sur le métabolisme, sur les sécrétions hormonales et sur la sécrétion de nos neurotransmetteurs. Toutes ces émotions vécues, et a fortiori mal vécues, interfèrent donc dans l’état de santé de notre corps physique, ou de notre état psychique.

La mémoire de la cellule

Une des clefs de la Santé Humaniste permet d’accéder directement à ce qui est appelé la mémoire cellulaire : c’est le pouls de Nogier.

Cette mémoire cellulaire est une réalité prouvée aujourd’hui au niveau scientifique. Notre corps, nos cellules, portent la mémoire intégrale de tout ce que nous avons vécu sur le plan émotionnel. Nous avons donc en mémoire tous les événements de notre vie. Ces événements commencent dès notre conception, concernent également notre vie intra-utérine, notre naissance, puis toute notre petite enfance, enfance, adolescence, jusqu’à l’âge adulte.

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Cette mémoire cellulaire prend également en compte notre bagage transgénérationnel. Il s’agit là de tout ce qu’ont pu vivre nos ancêtres, sur nos deux lignées maternelle et paternelle.

Grâce au pouls de Nogier, je peux donc être au plus près de l’histoire de la personne. Ainsi, cette méthode permet d’avoir le sens, l’information très précise du dysfonctionnement ou du blocage énergétique. Elle permet de savoir pourquoi tel organe a une énergie qui ne fonctionne plus, par rapport à quel événement vécu et à quel âge.

Les raisons du dysfonctionnement sont comprises et élucidées grâce aux informations auxquelles la personne accède lors de l’accompagnement émotionnel.

C’est ce qui fait toute la richesse de cette approche thérapeutique. Toutes les informations que je recueille sur la base de la prise du pouls permettent d’expliquer à la personne, de faire des liens entre symptôme physique, psychique et histoire personnelle, entre maladie et vécu émotionnel.

Le travail avec l’enfant intérieur

Ainsi, je peux être orienté vers un événement qui s’est déroulé durant l’enfance de la personne. C’est ce que l’on appelle le travail sur l’enfant intérieur : cette part de nous qui a subi une épreuve, un traumatisme, que nous n’avons jamais pu exprimer, faute de temps, parce qu’on ne nous l’a pas permis, parce que l’événement n’a pas été reconnu, ou tout simplement parce que la vie a suivi son cours.

Toute émotion mal vécue est impactante pour l’enfant que nous avons été. Peu importe la gravité de l’événement. C’est l’émotion en tant que telle, non exprimée, qui a son importance et son impact sur notre histoire.

Isabelle FILLIOZAT, psychothérapeute et spécialiste de l’approche empathique de l’enfant, l’explique très bien :

 » Pleurer, crier, trembler sont des remèdes aux inévitables tensions de la vie. L’existence d’un petit est pleine de frustrations, de questions, de peurs, de colères… Tous les bébés ont besoin de pleurer, aussi bien accompagnés soient-ils. L’émotion permet de se récupérer, de se reconstruire après une blessure. Un événement blessant, un accident, une épreuve, une injustice, ne deviennent traumatismes que si on ne laisse pas libre cours à l’expression de sentiments qu’ils suscitent. La fluidité émotionnelle est garante de la santé psychique.
Nos émotions ont mauvaise presse, mais elles sont utiles. Ce sont elles qui nous donnent notre conscience d’Être. »

Isabelle FILLIOZAT, Au cœur des émotions de l’enfant, Marabout éditeur.

Lors de cet accompagnement émotionnel, ce qui est revisité et compris, assimilé par la personne parce qu’on lui aura donné du sens, est la peur vécue par le petit enfant qu’elle a été, ou la colère, la haine, la frustration, la tristesse. Ainsi la personne se revoyant enfant peut crier ou frapper si elle est en colère, pleurer si elle est triste. Autant d’émotions qu’elle n’a pu exprimer sur le moment lorsqu’elle était enfant.

Ce travail sur son enfant intérieur libère, allège. Nous nous sentons légers après une séance en accompagnement émotionnel, même si très souvent fatigués de ce que nous avons pu exprimer. Car oui, exprimer toute sa tristesse, sa colère ou sa rage parfois, demande d’aller puiser dans nos ressources, surtout lorsque nous n’avons pas l’habitude de le faire au quotidien.

Par ce travail de régression, j’amène ainsi la personne à parler à son enfant intérieur, à le câliner, le prendre tendrement dans ses bras, lui transmettre toute la tendresse, la compréhension et l’amour qu’il n’a peut-être pas reçu (ou perçu) en son temps. Dans le même temps, durant la séance, je propose également à la personne de parler au protagoniste trouvé au pouls (le membre de la famille, l’ami ou le collègue de travail), pour lui exprimer très clairement et distinctement son ressenti de l’époque, lors de l’événement traumatisant vécu par l’enfant qu’elle a été. Il n’est pas nécessaire de parler ensuite physiquement à la personne concernée. L’essentiel est d’instaurer ce dialogue durant la séance pour que le travail de réparation et de guérison intérieure puisse avoir lieu.

C’est ce travail de compréhension de l’émotion qui permet la réparation de l’événement mal vécu. Le négatif est alors changé en positif, autant que faire se peut.

Des émotions reconnues durant l’enfance, une confiance en soi assise pour la vie !

Pour reprendre Isabelle FILLIOZAT :

« Sentiments agréables ou non, pensées agréables ou non, comportements adaptés ou non, reconnaître ses émotions, c’est s’accepter comme on est, c’est construire la confiance en soi.
La conscience de soi se construit au fur et à mesure des expériences et pour autant que les émotions soient entendues, approuvées et parlées. Au contraire, quand l’environnement (parents, enseignants…) nie systématiquement les sentiments, refuse d’entendre, ridiculise les émotions… l’enfant en arrive à penser que ce qu’il ressent, pense et fait n’est pas conforme à ce que ses parents attendent.
[…] Nous avons tous des émotions. Et nous ressentons tous les mêmes émotions dans les mêmes circonstances. Tous les humains sont physiologiquement semblables. Nous nous sommes tous un jour sentis tristes, las, effarés, terrifiés, furieux, haineux, coupables, honteux, exclus, jaloux, envieux, soulagés ou heureux… »

Isabelle FILLIOZAT, Au cœur des émotions de l’enfant, Marabout éditeur.

Pour que renaisse en nous cette confiance en soi, reconnaître et soulager ses blessures d’enfance est primordial. Reconnaître, exprimer et réparer les émotions que nous avons vécues petit nous permet alors d’être empathique, d’être tourné vers soi d’abord (être aimant avec nous-même), et se tourner vers l’autre ensuite. Nos émotions nous mettent en lien les un avec les autres, tissant cette belle et grande trame humaine où la compassion et la compréhension ont toute leur place.

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